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S’entourer de partenaires, pour aller plus loin ensemble

Pour Les Ptites Fournées et la future coopérative Chamboul’Tout, qui prendra sa suite, l’idée n’est pas de faire une simple boulangerie, mais bien de s’inscrire dans un écosystème large, pour participer à la mise en oeuvre d’une transition, pour une alimentation saine, accessible et respectueuse du vivant.

Nous sommes déjà en lien avec de nombreux partenaires de l’alimentation ou de l’Economie Sociale et Solidaire, sur le territoire de Chambéry et au-delà.

Un grand merci pour commencer aux structures qui accueillent mes livraisons :

  • La Ferme des Baraques (une ferme Terre de Liens) et ses paysans-boulangers qui me prêtent leur fournil. Ils accueillent aussi l’Ecole des 4 Saisons, dont plusieurs parents m’achètent du pain
  • Okofen, qu’on connait pour ses chaudières à granulés, mais qui est aussi une entreprise innovante sur le plan social (semaine de 32h sur 4 jours par exemple) et environnemental
  • La Turbulente, le local de l’association Wom’bat, collectif auto-géré qui regroupe des entrepreneuses, créatrices, artisanes. Juste en face, vous pouvez vous régaler au l’Atelier Maga, qui me prend régulièrement du pain pour accompagner ses repas
  • L’association O79, tiers-lieu de Chambéry hyper dynamique et son espace de co-working, avec sa communauté si accueillante (dans lequel j’ai travaillé 4 ans)
  • Le parc d’activité de Côte Rousse, où plusieurs structures de l’ESS sont installées. On peut citer Les Epigées, coopérative spécialiste du compost, France Active Savoie Mont Blanc, Montain Riders, et bien d’autres.

Parmi les fournisseurs, je travaille avec Franck Bruyère, qui produit des céréales et les transforme en farine. Il fait parti de la filière Graines Bio des Savoies. Nicolas (de Chamboul’Tout) et moi-même étions cette année à l’AG de cette association composée de paysan·es, de boulanger·es et de paysans-boulangers. Il s’agit de structurer et promouvoir la filière Blé-Farine-Pain bio sur le territoire. Ils ont par exemple acheté un moulin en commun. Ce lien avec la filière nous tient à coeur, avec plein de thèmes intéressants : la préservation des terres agricoles, des semences paysannes, la répartition de la valeur tout au long de la filière. Les enjeux sont très bien décrits dans un livre accessible que je vous invite à lire : Notre Pain est Politique.

Sur Chambéry, nous sommes aussi en lien :

  • avec l’Elef (monnaie complémentaire) qui co-porte l’expérimentation de Sécurité Sociale de l’Alimentation (SSALSA) que nous ne tarderons pas à rejoindre une fois la coopérative créée
  • avec le projet d’Ecopôle Alimentaire de Savoie auquel j’ai participé en tant que salarié de Grap, avec Les Triandines et J’aime Boc’Oh et de nombreuses autres structures de l’alimentation du bassin chambérien

Les Ptites Fournées sont aussi adhérentes de l’association ESS’Team, qui promeut l’Economie Sociale et Solidaire en Savoie et Haute-Savoie, avec des rencontres régulières, des ateliers, l’organisation du mois de l’ESS. Je n’ai pas pu y être mais mes brioches ont régalé les participant·es à l’Assemblée Générale en avril.

Côté boulangeries, de nombreux liens existent avec les confrères et consoeurs de la région travaillant au levain, en bio ou ce qu’on appelle parfois la néo-boulangerie. Cela permet des achats groupés, des échanges, des dépannages… ou encore la possibilité de réaliser des stages dans des structures inspirantes (j’irai passer 2 jours Au Pain des Cairns début juillet, structure emblématique de Grenoble, dont j’ai moi-même accueilli les fondateurs en stage lorsque je travaillais à La Miecyclette).
Récemment, il y a même eu la première rencontre des boulangeries coopératives à Paris à laquelle j’ai pu participer. Lors de la création de la Miecyclette en 2012, nous étions une petite dizaine sous statut coopératif. Aujourd’hui, nous approchons la cinquantaine. Ce n’est pas encore un point de bascule mais ça en fait un réseau intéressant et nous avons créer plusieurs groupes de travail pour avancer ensemble. Ce réseau nous permet aussi de nous appuyer sur de nombreux retours d’expériences de création et gestion d’entreprise, avec une réelle générosité et solidarité de leur part.


Dans la même idée, je suis adhérent de l’association Coop-Pains, qui réunit des boulangeries bio-levain dans l’objectif de s’entraider et dont ce site internet est une belle réalisation.

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Quelques photos de la prod

Voici des photos des mes productions. J’aurai aimé vous montrer plus d’images des pains en cours de création, mais avec mes mains pleines de pâtes et l’intensité des journées, ce n’est pas évident.

Chers observateurs et observatrices, vous remarquerez des produits qui ne sont pas à la vente (pain de mie, buns, baguette d’apéro, cookies, tarte au sucre…). Autant d’essais pour le futur…

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Chamboul’Tout recrute pour créer la 1ère boulangerie coopérative de Chambéry

Les Ptites Fournées, c’est un projet temporaire, en prélude au montage d’une boulangerie coopérative au coeur de Chambéry : Chamboul’Tout. Ce projet me tient à coeur depuis que j’ai quitté mon ancienne boulangerie, La Miecyclette (Lyon), pour rejoindre Chambéry et ses magnifiques lacs et montagnes.

Depuis 2 ans un petit collectif oeuvre pour faire advenir ce projet. Nous avons récemment créer une association et voici que nous avons besoin d’élargir l’équipe pour travailler à la création de la structure coopérative et à son lancement.

Plus d’info dans cette annonce. Merci de participer à sa diffusion !

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Ponts de mai

Mes jours de boulange, les vendredis, tombent sur pas mal de jours fériés et pont du mois de mai.

Beaucoup d’entre vous vont en profiter et je vais faire pareil. Pas question de se saisir de la liberté de travailler les 1ers mai offerte par notre gouvernement 😀 1

Sur ce sujet, l’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail rappelle que les conditions de travail en boulangeries sont rudes : travail de nuit, travail le dimanche, au chaud, dans une atmosphère pas toujours saine, cadences importantes, piétinement… entrainent trouble du sommeil, asthme causé par la poussière de farine, obésité et caries dentaires, lombalgies et TMS, stress, problème de fertilité…

Avec ce contexte, pas sûr que « libérer » le travail le 1er mai permette d’attirer et fidéliser plus les salarié·es. Au passage, cet usage de l’écriture inclusive m’incite à dire que s’il y a bien la parité parmi les salarié·es des boulangeries, à y regarder de plus près, 85% des emplois de production sont occupés par des hommes quand seuls 9% d’entre eux passent derrière le comptoir. Ces hommes sont 8% à être à temps partiels contre 30% des femmes. De ce côté-là aussi, il y a du travail.

De mon côté, je commence tôt le vendredi (avant 5h30) pour pouvoir effectuer ma tournée avant la fin de votre journée de travail. Dans notre projet de boulangerie collective (Chamboul’Tout), nous souhaitons nous équiper de chambres de pousse permettant de commencer le travail de la pâte la veille. Mais surtout, nous n’ouvrirons nos portes qu’en fin de matinée ce qui nous permettra de limiter drastiquement voir supprimer le travail de nuit2.

Pas de croissant à 7h du matin, mais de bonnes brioches achetées la veille pour le ptit dèj, voila qui permet à chacun·e d’avoir un meilleur équilibre de vie. C’est aussi ça de travailler dans une coopérative, où les salarié·es détiennent l’entreprise et prennent les décisions. Et nous comptons sur nos client·es pour en comprendre les enjeux !

1 En réalité, en tant qu’auto-entrepreneur, rien n’a jamais interdit de travailler un 1er mai.
2 Saviez-vous que lors de la Commune de Paris en 1871, le travail de nuit avait été interdit ? Y compris pour les boulangeries ! Et apparemment, cela ne nuisait pas à la liberté 😉

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Bientôt la fin du mois de test

Le mois de mars était pour moi une période de test. Se familiariser avec le fournil et le four à bois, gérer mon planning et mes horaires, vérifier que mes recettes fonctionnent et qu’elles plaisent, aller à votre rencontre, retrouver les gestes et la cadence, l’endurance aussi pour tenir sur une si longue journée…

J’ai déjà essuyé quelques plâtres, des choses classiques il me semble : explosion des horaires et retards, manque de matériel, oubli de quelques pâtons à mettre au four, erreur dans mes tableurs, bug du site internet… ce qui a obligé à pas mal d’adaptation. Mais je suis content, les commandes sont au rendez-vous, avec un véritable engouement pour la brioche !

J’ai déjà ajusté pas mal de choses et j’ai en tête encore quelques changements à mettre en œuvre, mais je serai très intéressé par vos retours, cher·es bêta-testeurs, aussi bien sur les produits (variétés, recettes, poids proposés…) que sur le reste (site internet et systèmes de commandes, lieux et horaires de livraisons, communication…).

J’attends donc vos idées par mail à l’adresse suivante : lesp’titesfournees @ posteo.com (merci d’enlever l’apostrophe et les espaces de l’adresse mail pour que celle-ci fonctionne) et je suis très enthousiaste à l’idée de continuer à vous fournir de bonnes brioches et de beaux pains au levain les vendredis.

Notez aussi que la fin du mois de test, c’est aussi la fin des promos. Faites le plein pour le 27 mars 😉